La peur s'est cachée, le doute installé.
Ils ne devraient pas exister. Ils devraient disparaitre de ce monde, du nôtre. Ils n'ont aucune place. Ils ne devraient même pas choisir pour nous. Face à eux et à leurs attentes nous ne sommes rien. Que deux ombres innocentes se tenant la main, voulant avancer vers un futur plus lumineux. Je voudrais que tout ce quotidien lassant s'arrête, que nous ayons une minute en dehors du temps, fixer une seconde de paradis.
Quand je me souviens de tout ce passé douloureux, j'ai un but qui se dessine. Je voudrais que cela ne se reproduise plus jamais. Avancer en repoussant les mauvaises éventualités. Croire que rien ne me touchera plus. Que tout sera beau ? Domaine du rêve, non ? C'est bizarre comme je commence à haïr toutes ces anciennes promesses. Cette ancienne amitié que tu m'offres me dégoute peu à peu. Peut-être n'est-elle pas sincère ? Est-ce vraiment sincère quand tu dis que tu es heureux pour moi ? Je ne sais pas. Je ne crois pas. En tout cas, tu mens très mal. Est-ce que tout cela va finir en Haine ... Je n'en ai pas l'espoir non. C'est ma pire crainte. Parce que je suis encore folle de croire que nos rêves communs se réaliseront. Dans dix ans. Dans si longtemps. Dans l'impossible. Un rêve commun dans l'impossible. Y crois-tu encore ?
Comment expliquer ce sentiment aux gens. Cela ne s'explique en rien. Il se voit, peut-être se ressent-il quelque part ? Mais ne s'explique pas. Critiquer ce lien là , me mets hors de moi. Considérer ce lien comme futile m'exaspère. Je pourrais tuer parce qu'une personne à osé dire que ce lien ne signifiait rien. Je jure que je pourrais tous vous réduire à néant si vous vous avisiez de maudire cet attachement que j'éprouve. Je vous interdit donc de vous intéresser à moi et vous oblige à vous occuper de vous, de vos sentiments de merde, de vos putains de vies, de vos amusements puérils et vos disputes de maternelle et de laisser ma vie en paix. Ce serait aimable mais je ne vous en remercierai pas puisque c'est la moindre chose que vous pourriez faire par simple politesse.
Dire ces mots en face, les penser si fort et en avoir la voix qui tremble. Ne pas être forcée et le vouloir du plus profond de soi même. Saisir ses mains et les serrer courageusement, les sceller à jamais. Ne plus voir l'alentour. Ne plus saisir le présent, être déconnectée. Voir ce que l'on a envie de voir, et pas ce qu'on vous pousse à regarder. Voleur de sentiments, Créateur de sensations. Tu es trop, tu es si. Heureusement que tu es. Près de moi. Heureusement doux ange ...